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[2/4] Création de chorégraphie : les figures

1 : Sélectionner les figures

On va penser ta chorégraphie comme une recette de cuisine : une fois que tu as réuni les ingrédients principaux, tu peux te permettre de faire selon tes envies avec le reste (genre pour une tarte aux pommes, une fois que tu as la pâte et les pommes globalement t’es bien parti.e, après si tu veux rajouter de la poudre d’amande, de la compote ou des pépites de chocolat c’est toi qui vois).

Tu vas donc sélectionner ta pâte et tes pommes, a.k.a plusieurs figures que tu aimes, et surtout qui ne te mettent pas trop en difficulté : c’est pas le jour du spectacle qu’il va y avoir un miracle et que tu vas réussir à t’inverser si ça ne fonctionne pas depuis 6 mois. Comme je te le répète toujours : les figures les plus simples sont souvent les plus impressionnantes. Il vaut donc 1000x mieux faire un enchaînement facile mais bien maîtrisé avec les jambes tendues, les pieds pointés et le sourire qu’un triple salto où tout le monde croit que tu vas finir en pancake sur le crashmat ou un truc bizarroïde où tu as l’air de souffrir.


2 : Agencer la chorégraphie

L’étape d’après c’est de voir si certaines figures vont bien avec certaines parties de ta musique. Si c’est le cas ça va te permettre d’organiser l’enchaînement en fonction. Si c’est pas le cas : quartier libre !

L’idéal c’est d’avoir des transitions fluides, c’est à dire que le passage d’une figure à l’autre ou d’un morceau d’enchaînement à l’autre soit logiques : ne pas tout défaire pour tout refaire après. Ça te permet de moins te fatiguer, d’avoir quelque chose de visuellement nickel, et d’orienter fortement l’ordre des figures que tu souhaites mettre dans ta chorégraphie.


3 : Le travail en musique

Une fois que ces grands moments sont posés, il est temps de voir combien de temps tout ça te prend, en musique, parce que ça ne rend jamais pareil dans ta tête et dans la réalité, et de voir s' il manque quelque chose avant, après ou entre tes pommes (toujours rapport à la tarte tout ça). C’est le moment pépites de chocolat, a.k.a “drama drama, cinéma cinéma”. C’est là que ta chorégraphie prend son sens et que tu vois s'il faut ajuster des choses (trop fatigant, trop long ou pas assez, tu ne sais pas comment enchaîner tes deux dernières figures, tu as besoin d’une pause au milieu, l’entrée est bizarre…). Il faut passer du temps là-dessus pour rendre le tout cohérent et adapté à toi, et surtout donner de la vie à ton numéro ! Un mouvement de bras sur le “tadam” de la musique, des mouvements faits à fond, jouer avec ton agrès pendant ton moment de pause pour que le public croit qu’il se passe plein de choses… du DRAMA quoi.


4 : La cerise sur la tarte

Et enfin : la cuisson, une tarte bien dorée et qui donne envie = les détails ! Ta main est bizarre sur tel mouvement ? Tu ne tends pas ta jambe à tel moment ? Tu contractes tes orteils au lieu de tendre tes pointes de pied ? Il va falloir dégommer tout ça !

Quand et si tu travailles un peu seul.e dans ton coin : FILME-TOI, le feedback visuel est super important, surtout en dehors de ta séance d'entraînement, à tête reposée.

Le reste du temps : demande à tes profs ou tes potes aérialistes de t'observer pendant que tu danses, et de te corriger au fur et à mesure. Mention spéciale si tu filmes aussi pendant ce temps et que tu peux récupérer tous les commentaires sur l'audio.

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